Le prêt à taux zéro (PTZ) : une aide toujours aussi précieuse pour acheter dans le neuf
Publié le 23 septembre 2016Mis à jour le 12 juin 2025
Le prêt à taux zéro (PTZ) fait partie des premiers dispositifs à regarder pour financer l’achat d’une résidence principale dans le neuf. Conçu pour favoriser l’accession à la propriété, ce prêt aidé par l’État vient compléter un crédit immobilier classique et peut alléger le coût global du projet. Depuis le 1er avril 2025, il est de nouveau accessible sur tout le territoire pour l’achat d’un logement neuf, et ce jusqu’au 31 décembre 2027. Conditions d’accès, montant, remboursement, cumul avec d’autres aides : voici les principaux points à connaître sur le PTZ.
Qu’est-ce que le PTZ ?
Destiné à favoriser l’accession à la propriété, le prêt à taux zéro (PTZ) est un prêt aidé par l’État, accordé sans intérêts. Il vise à financer l’achat ou la construction d’une résidence principale. Il ne peut pas être souscrit seul : c’est un prêt complémentaire, qui s’ajoute à un autre crédit immobilier.
Depuis le 1er avril 2025, le PTZ est accessible sur tout le territoire pour l’achat d’un logement neuf. Prévu jusqu’au 31 décembre 2027, il s’applique désormais à l’ensemble des logements neufs, alors que son périmètre était auparavant plus restreint.
Le PTZ peut aussi être mobilisé pour certaines opérations dans l’ancien, sous conditions.
Qui peut bénéficier du PTZ ?
Le PTZ s’adresse aux primo-accédants. Pour en bénéficier, vous ne devez pas avoir été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux années qui précèdent l’offre de prêt. À cette première condition s’ajoutent des plafonds de ressources, qui varient selon la zone du logement et la composition du foyer. L’ANIL détaille sur son site les plafonds applicables et les conditions précises d’accès au dispositif : https://www.anil.org/votre-besoin/acheter/financement/prets-reglementes/ptz
L’appartement neuf financé grâce au PTZ doit devenir votre résidence principale. En pratique, vous devez l’occuper au moins huit mois par an. Vous devez aussi y habiter au plus tard un an après l’achat ou la fin des travaux. Une occupation différée reste toutefois possible, dans la limite de six ans, si le logement a vocation à devenir votre résidence principale au moment du départ à la retraite. Dans ce cas, une mise en location temporaire peut être autorisée sous conditions.
Il existe aussi plusieurs dérogations à la règle classique de la primo-accession. Vous pouvez ainsi bénéficier du PTZ dans certaines situations liées à l’invalidité ou au handicap, si votre précédent logement a été rendu inhabitable après une catastrophe naturelle ou technologique, ou encore dans certains cas d’usufruit ou de nue-propriété.
Quel montant de PTZ pouvez-vous obtenir ?
Le PTZ peut financer jusqu’à 50 % de l’achat d’un appartement neuf, selon votre niveau de revenus et les caractéristiques du projet. Pour une maison neuve, la quotité est plus basse : elle peut atteindre 30 % au maximum.
Son montant dépend de plusieurs critères : la zone dans laquelle se situe le logement, le nombre de personnes appelées à l’occuper, vos revenus, le coût total de l’opération et le type de projet financé. En clair, deux achats dans le neuf au même prix ne donnent pas nécessairement droit au même montant de PTZ.
En principe, votre PTZ ne peut pas dépasser le montant du ou des autres prêts d’une durée d’au moins deux ans qui financent l’opération. Une exception existe lorsque la quotité applicable est de 50 % : dans ce cas, il peut dépasser ce montant dans une certaine limite.
https://www.anil.org/outils/outils-de-calcul/votre-pret-a-taux-zero/
Comment le PTZ s’intègre-t-il dans votre financement ?
Pour demander un PTZ, vous devez vous adresser à une banque ou à un établissement financier ayant signé une convention avec l’État. Concrètement, vous ne déposez pas une demande séparée d’aide publique : le PTZ s’intègre directement à votre financement immobilier. La banque étudie votre dossier comme pour n’importe quel autre prêt, en examinant vos revenus, votre capacité d’emprunt et les garanties possibles. Même si vous remplissez les conditions requises, elle n’est pas tenue de vous l’accorder.
Le PTZ a son propre calendrier de remboursement. Selon votre tranche de revenus, vous pouvez bénéficier d’un différé de 2, 8 ou 10 ans avant le début du remboursement. La durée de remboursement varie elle aussi selon cette tranche. Si aucun différé ne s’applique, le PTZ se rembourse sur 10 ans. Avec un différé de 10 ans, sa durée totale peut atteindre 25 ans. La période de remboursement ne peut toutefois pas dépasser la plus longue durée du ou des autres prêts qui financent l’opération.
Le PTZ est un prêt complémentaire. Il doit être associé à un autre financement : prêt immobilier classique, prêt d’accession sociale, prêt conventionné, prêt épargne logement ou encore prêt Action Logement.
Dans le neuf, le PTZ peut notamment être mobilisé dans le cadre d’un achat en bail réel solidaire (BRS) ou en prêt social location-accession (PSLA).
Au final, le PTZ peut améliorer l’équilibre global de votre projet. C’est l’une des raisons pour lesquelles il reste l’un des premiers dispositifs à examiner au moment de construire son financement.
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